Des chercheurs découvrent un moyen de favoriser la survie des cellules après un AVC

16 Avril 2014

Des chercheurs de l’Institut de recherche sur le cerveau et le psychisme de l’Université d’Ottawa ont fait une découverte importante dans le domaine de la recherche sur les accidents vasculaires cérébraux (AVC) qui pourrait favoriser de manière notable le rétablissement des patients. Les résultats de leur étude ont été publiés le 1er avril 2014 dans la prestigieuse revue Nature Communications (anglais seulement).

Quand une personne subit un AVC, l’apport en oxygène, élément essentiel à la survie des cellules du cerveau humain, est interrompu. En plus d’entraîner la mort immédiate des cellules se trouvant dans la région de l’accident, cette absence d’oxygène met en péril les cellules des régions avoisinantes. Si leur capacité à produire de l’énergie n’est pas rétablie, les cellules finissent par mourir. En gardant ces faits à l’esprit, les chercheurs ont étudié la production d’énergie dans les cellules touchées, et ce qui peut être fait pour aider à les protéger.

« On a toujours pensé qu’une acidification était néfaste pour la cellule, mais quand nous avons remis en question cette théorie, nous avons découvert qu’une légère acidification contribue en fait à protéger la cellule et l’aide à survivre après un AVC », explique Mireille Khacho, chercheure‑boursière de niveau postdoctoral au laboratoire Ruth Slack de l’Institut de recherche sur le cerveau et le psychisme de l’Université d’Ottawa, rattaché à la Faculté de médecine.

Les mitochondries sont des composantes importantes de la cellule qui produisent l’énergie nécessaire aux fonctions et à la vie des cellules. Mme Khacho a découvert un nouveau mécanisme grâce auquel on peut maintenir la production d’énergie après un AVC. Plus particulièrement, elle a montré qu’une légère acidification permettait aux cellules de continuer à produire de l’énergie dans des conditions de faible oxygénation, comme celles qui prévalent durant un accident vasculaire cérébral. En fait, elle a constaté que l’acidification non seulement empêchait les cellules de mourir, mais leur permettait en plus de prospérer dans un milieu faible en nutriments et en oxygène.

« Cette étude est unique en son genre, car elle montre qu’il est possible de reconfigurer les mitochondries d’une cellule à un moment où elles seraient normalement détruites », explique Mme Khacho.

La recherche a été effectuée au laboratoire Ruth Slack, qui relève de l’Institut de recherche sur le cerveau et le psychisme de l’Université d’Ottawa, et a bénéficié du soutien de la Fondation des maladies du cœur et de l’AVC de l’Ontario, de la Fondation Neuro Canada/Fondation Krembil et du Partenariat canadien pour le rétablissement de l’AVC.

Source : l'Université d'Ottawa