Facteurs de réussite scolaire : une étude démontre que l’importance des cours de langue au secondaire est sous-estimée

20 Août 2013

La transition des étudiants de l’école secondaire à la première année d’université peut être difficile, mais l’Université d’Ottawa tente de faciliter le processus d’intégration grâce à un programme qui donne aux nouveaux étudiants l’accès à un mentor de leur région d’origine. De plus, l’Université analyse les facteurs de réussite scolaire afin de pouvoir aider les conseils scolaires à mieux appuyer les étudiants au moment où ils se préparent à vivre cette transition. D’ailleurs, l’étude L’hétérogénéité linguistique et les voies d’accès non traditionnelles aux études postsecondaires en Ontario, publiée par le Conseil ontarien de la qualité de l’enseignement supérieur (COQES), révèle que le succès dans les cours de langue au secondaire explique 25 % de la variabilité du rendement scolaire en première année d’études pour les étudiants ayant suivi des cours d’anglais, et 32 % pour les étudiants ayant suivi des cours de français.

L’étude est le résultat de recherches menées par la professeure adjointe à l’Institut des langues officielles et du bilinguisme de l’Université d’Ottawa, Sylvie Lamoureux, ainsi que de membres de l’administration de l’Université d’Ottawa. L’étude se penche sur deux questions : l’importance d’un programme de mentorat régional dans le succès des étudiants; et comment le succès dans les cours de langue au secondaire peut favoriser la réussite dans l’ensemble des études universitaires en première année.

« Nous avons décidé d’entreprendre une étude sur les déterminants de la réussite scolaire et sur les notes dans les cours de langue au secondaire, après avoir interviewé des étudiants qui vivaient la transition de l’école secondaire à l’université et qui participaient à notre programme de mentorat régional – qui a d’ailleurs eu un succès incroyable auprès des étudiants universitaires de première année et de leurs parents », explique la professeure Lamoureux. « Dans le cadre de cette étude, nous avons découvert non seulement que les bonnes notes au secondaire favorisent le succès universitaire, mais que les bonnes notes dans les cours de langue au secondaire expliquent environ un tiers de la variabilité du succès universitaire. »

Albert Brunet, étudiant et mentor régional, estime que le succès qu’il obtient dans ses études universitaires repose sur des facteurs précis. « Mes cours de français à l’école secondaire ont été mon meilleur outil pour me préparer à l’université. D’ailleurs, mes notes dans mon cours de français reflètent la moyenne universitaire de ma première année à l’Université d’Ottawa », explique-t-il. « De plus, lorsque j’ai participé au programme de mentorat régional, j’ai eu la chance d’être jumelé avec quelqu’un de mon école secondaire, qui avait vécu la même expérience que moi. Mon mentor était venu nous visiter au secondaire pour nous parler de ses défis sur le plan de la langue et de sa transition à l’Université d’Ottawa. Mon expérience positive m’a d’ailleurs encouragé à devenir mentor pour les futurs étudiants provenant de ma région. »

Source : l'Université d'Ottawa