Le Collège universitaire Glendon appuie la Déclaration historique sur la vérité et la réconciliation en matière de politique linguistique autochtone

23 Février 2017

Le Conseil de la Faculté de Glendon a décidé dans un vote sans opposition d’« appuyer et adopter les principes » de la Déclaration de Glendon sur la vérité et la réconciliation et sur une politique sur les langues autochtones.

Le vote a eu lieu le 27 janvier dernier dans la Salle de conseil de Glendon, comble pour l’occasion.

La Déclaration de Glendon sur la vérité et la réconciliation et sur une politique sur les langues autochtones est le fruit d’un colloque national sur la politique linguistique autochtone qui a eu lieu au Campus Glendon le 9 février 2015. Le colloque a été inauguré par Phil Fontaine, ancien chef de l’Assemblée des Premières Nations, et a rassemblé 82 chercheurs autochtones et non autochtones et des activistes de la langue de partout au Canada. Ils se sont réunis pour répondre à trois appels à l’action de la Commission de vérité et réconciliation du Canada. Les trois appels demandent au gouvernement fédéral de reconnaître les droits linguistiques autochtones dans le cadre de la Constitution canadienne, d’adopter une Loi sur les langues autochtones et de créer un poste de commissaire aux langues autochtones. Un quatrième appel, visant à encourager les établissements postsecondaires canadiens à créer des programmes et des diplômes en langues autochtones, a été intégré dans la deuxième partie du document intitulé « Responsabilités connexes des établissements d’enseignement postsecondaire ».

La Déclaration de Glendon, rédigée en anglais, en français, en anishinaabemowin, en kanienkéha, en inuinnaqtun et en inuktitut, a reçu l’appui de 100 individus et institutions partout au Canada. Par le vote, Glendon approuve formellement la Déclaration et s’engage à adopter ses sept principes. Les principes sont les suivants :

  • Élaborer des modèles de financement concerté;
  • Former un comité pour répondre aux appels à l’action de la CVR;
  • Développer un sens de communauté entre l’université et les communautés autochtones et les organisations communautaires autochtones;
  • Développer une formation transversale entre les administrateurs universitaires ;
  • Développer une formation transversale entre les administrateurs, les programmes et les professeurs d’université;
  • Reconnaître et honorer les diverses qualifications des peuples autochtones;
  • Créer une certification des programmes postsecondaires qui comprennent les langues autochtones;
  • Offrir une formation sur les compétences culturelles autochtones à tous les gouverneurs, aux administrateurs, aux professeurs et au personnel du secteur postsecondaire.

La Déclaration a été officiellement présentée à Glendon le 18 novembre 2016, à titre d’événement vedette de la Conférence internationale sur le contact linguistique et culturel. En l’espace d’un mois, le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, a annoncé que son gouvernement s’était engagé à adopter une Loi sur les langues autochtones en 2017.

Les principaux auteurs de la Déclaration de Glendon et de sa stratégie de suivi sont : Maya Chacaby (chargée de cours, Linguistique et Sociologie à Glendon); Amos Key Jr. (Centre culturel Woodland et chargé de cours, Études autochtones, Université de Toronto et ancien chargé de cours à Glendon, Linguistique); professeur de Sciences politiques à Glendon, Jean Michel Montsion ; et Professeur d’Anglais à Glendon, Ian Martin (tous deux de l’École des affaires publiques et internationales de Glendon). Le groupe participe actuellement à une collaboration continue avec les ministères fédéraux afin de contribuer à la création de la Loi sur les langues autochtones, qui sera la première loi de l’histoire du Canada à reconnaître la nécessité de promouvoir et de protéger l’épanouissement des langues des Premières nations, des Métis et des Inuits.

 

Source : Collège universitaire Glendon, Université York