L’intégration des étudiants internationaux passe par un effort mutuel au Campus Saint-Jean

24 Mars 2015

Profitant de la conférence Step into your future présentée au Campus Nord les 5 et 6 mars, le Campus Saint-Jean a accueilli, dans le cadre d’une mini-conférence sur l'intégration des étudiants internationaux sur le marché du travail, Lionel Laroche, directeur et fondateur de Multicultural Business Solutions Inc. Cette firme, située à Toronto, est spécialisée dans le domaine de la formation, de la consultation et du coaching.

« Mon expérience m’indique qu’il y a un décalage entre les attentes et la réalité, et ce, autant pour les étudiants internationaux, que pour les universités qui les accueillent et les employeurs qui éventuellement leur offriront un emploi », mentionne M. Laroche.

Mars_Banniere_laroche_jcvfsx

Ce dernier parle avant tout d’amener un étudiant international à développer ses compétences sociales. « En terme de compétences techniques, de façon générale, elles sont élevées, car c’est la seule façon qu’ils vont arriver ici. L’étudiant doit donc travailler l’aspect social, soit ses compétences interpersonnelles, sa capacité à se gérer soi-même et sa capacité à gérer le système », informe le conférencier.

Lionel Laroche parle notamment des différences culturelles. « Les vrais problèmes ne sont pas visibles », avance-t-il, parlant de conscientisation de ces étudiants à la notion du temps, aux relations entre hommes et femmes, au travail d’équipe, aux relations avec un supérieur, etc. « Les étudiants internationaux, ce n’est pas d’une maîtrise qu’ils ont besoin, mais bien d’aller chez les Toastmasters pour développer leurs compétences sociales », estime M. Laroche.

Au niveau des relations avec un supérieur, le conférencier parle également des attentes de l’employeur. « Au Canada, les employés préfèrent travailler avec un gestionnaire qui leur donne assez de liberté afin qu’ils puissent choisir leur direction, tandis que dans d’autres pays, les employés s’attendent à avoir des directions claires et précises pour qu’ils sachent exactement ce que leur employeur veut d’eux. Cela devient en quelque sorte un problème fondamental au niveau de l’intégration professionnelle et cela peut amener un employé à recevoir une mauvaise évaluation », raconte Lionel Laroche.

Qui doit s’adapter? « Autant l’étudiant international que l’employeur. Il faut travailler ensemble, c’est la clé. Et, au Canada, on sous-estime comment on doit s’adapter. Selon moi, c’est le rôle que doit jouer l’université, à titre d’intermédiaire pour faciliter cette intégration dans le marché du travail », conclut Lionel Laroche.

Source : Campus saint-Jean