Penser la francophonie canadienne: Retour sur le colloque de l’AUFC

23 Mai 2014

J’ai eu l’occasion de participer au 82e congrès de l’Association francophone pour le savoir, l’ACFAS, s’est tenu du 12 au 16 mai à l’Université Concordia. Cet événement annuel est connu comme étant la plateforme par excellence de la diffusion des résultats de recherche, de débats et d’échanges. C’est aussi le plus important événement scientifique multidisciplinaire, interuniversitaire et intersectoriel de la Francophonie ou plus de 5000 chercheurs d’une quarantaine de pays se rendent à Montréal pour y participer.

Pour ma part, j’ai assisté à un Colloque d’une durée de deux jours organisé par l’Association des universités de la francophonie canadienne (AUFC) et du Réseau de la recherche sur la francophonie canadienne pour penser la francophonie canadienne. Nous étions près d’une soixantaine de personnes dans l’audience avec un intérêt particulier ou s’informant sur la Francophonie. C’est grâce au travail de planification et à l’engagement des bénévoles du comité organisateur que cette rencontre est possible à chaque année.  D’ailleurs l’animation  de chacune des séances était prise en charge à tour de rôle par un membre différent du Réseau et présidé par Peter Dorrington de l’Université de Régina.

Portant sur le thème : ‘Penser la francophonie canadienne au prisme de la résilience, de la résistance et des alliances’, une vingtaine de  chercheurs, de membres d’associations et de représentants provenant de partout au pays ont nourri le débat.  Le Colloque a permis de présenter l’état de la recherche et aussi d’échanger entre disciplines, notamment sur l’art, les mutations identitaires, les rapprochements avec les francophiles, la gouvernance communautaire, l’immigration, les enjeux scolaires et le financement.

Au cours des deux jours, nous avons eu droit à des sessions en plénière ou en table ronde, où l’on a pu échanger de vive voix sur les pour obtenir une meilleur compréhension, des enjeux d’actualité, dont, les obstacles à l’épanouissement des communautés francophones en situation minoritaire, le manque d’infrastructures linguistiques, l’affaiblissement des liens entre minorités hors Québec, la dépendance des organismes au financement publique, la redéfinition des notions de francophonie et de communauté par les nouveaux arrivants.

À l’inverse, on nous a aussi présenté de nombreux exemples de rayonnement de la langue française dans le Canada tout entier, notamment en parlant du rapprochement entre francophones et francophiles, l’innovation au niveau de la gouvernance communautaire comme levier d’action collectif,  la vitalité des communautés francophones et le développement identitaire francophone par l’éducation.

Je tiens à féliciter les organisateurs et panélistes pour leurs recherches et leur travail acharné à la cause Francophone car il faut toujours continuer de penser et vivre en français!

Source : Kim Bergeron du Commissariat aux services en français