Programmes de traduction de l'Université de Hearst

21 Décembre 2012

Premiers bilans

L'Université de Hearst offre depuis un peu plus de deux ans les seuls programmes de traduction du centre et du Nord ontarien. Elle a dressé ses bilans, et a droit à quelques surprises. Oui, l'institution assure la formation d'une relève, mais, surtout, elle permet à nombre de professionnels d'envisager une nouvelle carrière. Près de 90 % de sa clientèle est adulte, une proportion que l'Université ne pensait pas atteindre.

Fanny Joanis-Benoît est du nombre des étudiants adultes francophones qui travaillent à plein temps dans un milieu où l'anglais est omniprésent. « La mise sur pied de ce programme a été une belle occasion, indique-t-elle. Obtenir un deuxième grade à distance n'aurait pas été possible pour moi. Je n'ai pas hésité à répondre à l'appel de l'Université, d'où j'ai obtenu mon premier baccalauréat. »

La récipiendaire d'une bourse d'excellence de la FondATIO en 2011 côtoie aussi quelques traductrices et traducteurs en herbe qui vivent dans un marché du travail relativement instable et qui préparent un plan B.

Outre ces constats relatifs à la clientèle, il y a les ajustements inhérents à la mise sur pied de nouveaux programmes. L'Université de Hearst a déjà dû repenser l'orientation de ses formations en traduction.

L'institution s'était inspirée du caractère très bilingue de la région dans laquelle elle est présente (avec ses campus à Hearst, à Kapuskasing et à Timmins) pour concevoir les programmes. Jusqu'en avril dernier, elle comptait offrir des cours d'English avancés et de Translation pour former des traducteurs et des traductrices capables de travailler dans les deux langues officielles, tant en version qu'en thème.

« Selon les recommandations du milieu, notre Sénat a décidé de miser sur la formation de traducteurs et de traductrices de l'anglais vers le français seulement », explique la vice-rectrice, Sophie Dallaire. Depuis septembre, l'institution nord-ontarienne préfère donc la spécialisation au bilinguisme intégral. « Nous avons ajouté aux cours obligatoires des cours spécialisés en traduction économique et commerciale et en traduction technique. »

Une autre réforme est en vue, cette fois-ci, pour l'ensemble des activités scolaires de l'Université de Hearst, programmes de traduction compris. Dès septembre 2014, les cours seront tous offerts en bloc, c'est-à-dire un à la fois, à raison de six ou de douze séminaires offerts en trois semaines. L'idée est de permettre un approfondissement dans un environnement collaboratif, et ce, par le biais d'un mode d'enseignement intensif.

« Ce mode de prestation me semble parfait pour l'entraînement en atelier », indique la professeure de traduction Lyne Jolette. « Pour avoir accès à la théorie, toujours nécessaire, l'étudiant sera amené à faire des lectures hors de la salle de classe. Le temps des séances en présence des professeurs sera essentiellement mobilisé par des travaux et de l'interaction. À mon avis, ce seront là des heures on ne peut mieux investies. »

Pour obtenir de l'information au sujet des programmes ou des cours en bloc, prière de communiquer avec l'Université ou de consulter le www.uhearst.ca.

Source : l'Université de Hearst