Les scientifiques de la Laurentienne se réjouissent de « Prix de la percée » de 3 millions $ attribué au projet de l’observatoire de neutrinos de Sudbury

8 Novembre 2015

L’Observatoire de neutrinos de Sudbury (ONS), une collaboration chapeautée par M. Arthur McDonald, professeur émérite de l’Université Queen’s, est co-lauréat du Prix 2016 de la percée en physique fondamentale.

En particulier, la Laurentienne tient à saluer le professeur Doug Hallman qui, de concert avec 22 chercheurs (membres du corps professoral, ex-étudiants aux cycles supérieurs et post-doctorants de la Laurentienne), lauréats conjoints de cet honneur, a contribué à l’expansion constante de la recherche de l’Université Laurentienne en astrophysique des particules.

Le prix a été décerné par la Breakthrough Prize Foundation « pour la découverte fondamentale des oscillations des neutrinos, révélant une nouvelle frontière au-delà, et peut-être bien au-delà, du modèle standard de la physique des particules ». Le prix de 3 000 000 $ est partagé par quatre autres collaborations expérimentales internationales, soit Superkamiokande, Kamland, T2K/K2K et Daya Bay, qui se penchent sur la science des oscillations de neutrinos.

Les travaux de recherche menés à l’Observatoire de neutrinos de Sudbury, à deux kilomètres sous terre dans la mine Creighton de Vale, près de Sudbury, en Ontario, au Canada, ont démontré que les neutrinos changent de type — ou de saveur — alors qu’ils se déplacent du Soleil à la Terre. Un tel constat prouve que les neutrinos ont une masse supérieure à zéro. Les résultats ont également confirmé avec une grande précision les théories de la production d’énergie au cœur du Soleil.

« Nous, les membres du projet de collaboration, sommes très heureux de recevoir cette marque de reconnaissance élogieuse soulignant l’importance scientifique de notre travail, a déclaré le professeur McDonald, directeur du projet de l’ONS. Nos résultats sont le fruit d’efforts acharnés entamés depuis 1984 lorsque notre collaboration comptant alors 16 membres s’est mise en branle sous la direction des professeurs George Ewan de l’Université Queen’s et Herb Chen de l’Université de Californie, Irvine, porte-parole conjoints tous les deux, et à laquelle s’est joint en 1985 le professeur David Sinclair de l’Université d’Oxford. Notre collaboration internationale s’est sensiblement accrue, devenant un cadre de formation passionnante pour de nombreux jeunes scientifiques depuis plus de 20 ans. Notre liste complète des auteurs compte plus de 270 scientifiques qui partagent ce prix. »

Le prix a été remis lors d’une cérémonie au Centre de recherche Ames de la NASA, à Moffett Field, en Californie. La cérémonie, animée par le comédien Seth Macfarlane, a été diffusée en direct aux États-Unis, le dimanche 8 novembre, sur la chaîne National Geographic Channel, et l’émission condensée en une heure sera rediffusée par Fox le 29 novembre, à 19 h. Pour en savoir plus, consultez breakthroughprize.org.

Fondé par M. Yuri Milner, entrepreneur russe, capital-risqueur et physicien, le Prix de la percée en physique fondamentale reconnaît les chercheurs dont les contributions scientifiques ont profondément transformé la connaissance humaine. Ouvert à tous les physiciens — théoriciens mathématiciens et expérimentateurs — qui s’attachent à étudier les mystères les plus profonds de l’Univers, le prix figure parmi les trois prix que décerne la Breakthrough Prize Foundation pour les « contributions remarquables aux sciences de la vie, à la physique fondamentale et aux mathématiques ».

Outre M. Hallman, les professeurs Jacques Farine, Rizwan Haq, Christine Kraus et Clarence Virtue, sont les membres du corps professoral de la Laurentienne qui ont contribué aux travaux de recherche de l’ONS. « La bonne fortune d’avoir travaillé à un projet d’une importance fondamentale, qui nous tenait à cœur, avec un excellent groupe de physiciens dévoués et talentueux, était une récompense en soi, a indiqué M. Virtue. Cet honneur est vraiment la cerise sur le gâteau. »

« Nous sommes heureux de féliciter le Groupe de chercheurs en astrophysique des particules à l’Université Laurentienne pour ce nouvel honneur, a déclaré le recteur et vice-chancelier, M. Dominic Giroux. Nos scientifiques à SNOLAB ont vraiment repoussé les frontières de la connaissance sur notre Univers et ses éléments fondamentaux. »

L’Université Laurentienne est un établissement fondateur de la collaboration qu’est l’ONS. Ayant terminé les mesures à l’ONS en 2006 et espérant achever les analyses dans un proche avenir, les membres du Groupe de chercheurs en astrophysique des particules de la Laurentienne (dénombré à 37 chercheurs en 2015) entend poursuivre au SNOLAB leurs travaux d’étude de la physique dans des domaines inexplorés et continuer à exercer des responsabilités et rôles importants dans le cadre des collaborations ONS+, HALO, DEAP, PICO et EXO. La collaboration à l’ONS a également été saluée par le prix Nobel en physique attribué récemment au professeur McDonald.

 

Source : Université Laurentienne