Université de Moncton - Fernand de Varennes contribue à la paix au Myanmar

14 Décembre 2016

Le doyen de la Faculté de droit de l’Université de Moncton, Fernand de Varennes, a récemment participé à un atelier sur la formation d’une nouvelle constitution pour le Myanmar, en Asie du Sud-Est, afin de mettre fin aux guerres qui ravagent ce pays depuis presque 70 ans.

Une cinquantaine de personnes, chefs et représentants des Organisations ethniques armées (OEA), ont examiné de près l’approche canadienne et l’exemple du Nouveau-Brunswick pour tenter de mieux comprendre comment la diversité linguistique et religieuse peut être accommodée dans une nouvelle constitution fédérale qui est envisagée pour ce pays qui se dirige lentement et péniblement vers une société plus démocratique.

Les participantes et participants à l’atelier de formation provenaient de huit groupes ethniques armés qui ont conclu des accords de paix depuis 2011 alors que les autorités birmanes mènent un programme de réformes constitutionnelles et politiques et un processus de transition encore fragile et incertain. Quelque 200 000 personnes auraient été tuées dans les conflits qui perdurent depuis 1948.

Organisé par le Centre parlementaire du Canada, principale organisation non gouvernementale et l’une des plus anciennes dévouées au renforcement de la démocratie parlementaire au Canada et à l’étranger, l’atelier de formation auquel était invité M. de Varennes a exploré la question des droits linguistiques des minorités et des peuples autochtones en plus des transferts fiscaux entre les différents niveaux de gouvernement.

Doyen de la Faculté de droit depuis le 1er juillet 2015, M. de Varennes est aussi «Extraordinary Professor» au Centre des droits de la personne de l’Université de Pretoria en Afrique du Sud. Avant de prendre la barre à la faculté de l’Université de Moncton, il a enseigné le droit dans de nombreux pays en Europe, en Asie et en Afrique (Maldives, Éthiopie, Lituanie, Finlande, Japon, Chine, Hong Kong) et pendant près d'une vingtaine d’années en Australie.

Reconnu expert mondial dans les domaines des droits linguistiques et des droits de la personne en droit international, il a collaboré à la préparation d’études ou a agi comme consultant pour de nombreuses organisations internationales dont les Nations Unies, l’UNESCO et l’ Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE).

 

Source : Université de Moncton