Un doyen de l’Université de Moncton aux Nations Unies

29 Mars 2017

L’Université de Moncton était bien représentée aux Nations Unies la semaine dernière, à Genève, alors que le professeur Fernand de Varennes, doyen de la Faculté de droit, a pris la parole dans le cadre du lancement d’un guide international sur les droits linguistiques qu’il a rédigé pour la rapporteuse spéciale sur les questions relatives aux minorités.

C’est lors d’une manifestation parallèle, vendredi dernier à la 34e session du Conseil des droits de l’homme au Palais des Nations que Rita Izsák-Ndiaye, rapporteuse spéciale sur les questions relatives aux minorités, lançait la publication préparée par le professeur de Varennes intitulée « Droits linguistiques des minorités linguistiques : guide pratique pour leur mise en oeuvre ». Le document, d’une quarantaine de pages et disponible en six langues, puise non seulement de l’expérience des droits linguistiques au Nouveau-Brunswick et au Canada, mais également des travaux de recherche et de l’expérience du professeur de Varennes qui a, entre autres, enseigné et vécu en Australie, en Afrique du Sud, en Éthiopie, en Finlande, aux Maldives, en Irlande du Nord, en Thaïlande et en Chine. 

« Si la mise en œuvre des droits linguistiques au Canada est loin d’être parfaite, a souligné le professeur de Varennes, l’approche canadienne et celle de d’autres pays démontrent d’une part la reconnaissance de l’importance des droits linguistiques lorsqu’une population est composée de locuteurs de plus d’une langue, surtout si elle est nombreuse et bien ancrée sur le territoire d’un pays, et d’autre part, proposent des suggestions pratiques quant à l’équilibre à atteindre dans l’étendue et le type de mesures en place pour assurer le respect des préférences linguistiques de ces populations. »

Le professeur de Varennes a aussi parlé de la pertinence de mieux faire connaître les droits linguistiques des minorités et ainsi les aider à les mettre en œuvre de manière pratique et permettre de préserver la diversité linguistique dans le monde. Il a surtout insisté sur le fait que les droits linguistiques « sont des droits humains à part entière », et qu’il était important de comprendre comment les différents droits sont pertinents pour l’utilisation des langues et les préférences linguistiques des gouvernements et comment ceci peut contribuer à la bonne intégration et participation des minorités et contribuer à des sociétés paisibles, stables et respectueuses des différences linguistiques et culturelles au sein d’un pays.

 

Source : Université de Moncton