Université de Moncton : les travaux du chercheur Nicolas Lecomte sont repris dans un article du New York Times

14 Octobre 2014

Nicolas Lecomte, professeur au Département de biologie de la Faculté des sciences de l’Université de Moncton et titulaire de la Chaire de recherche du Canada en écologie polaire et boréale, a accordé une entrevue au prestigieux journal The New York Times au sujet du lemming, un petit rongeur habitant les zones non arborées du Nord canadien.

Ses propos ont été repris dans un article du 22 septembre 2014 s’intitulant « On the Cusp of Climate Change », traitant des espèces animales et végétales pouvant être affectées par le réchauffement climatique.

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Le lemming est une espèce connue pour ses cycles de hausses et de baisses de population. M. Lecomte souligne que, contrairement au mythe populaire, le lemming ne se suicide pas en masse. Par contre, son déclin et la disparition des cycles d’abondance dans de nombreux secteurs arctiques posent de nombreuses questions de conservation.

Comme le mentionne le chercheur, les lemmings sont une source importante de nourriture pour les prédateurs de ces écosystèmes pauvres, surtout lorsque les lemmings sont en grande abondance, tous les trois à cinq ans (on parle de pic régulier d’abondance). Les prédateurs des lemmings sont principalement les renards arctiques, les harfangs des neiges, les labbes et les hermines. Lorsque les lemmings sont absents, ces prédateurs doivent trouver une nouvelle source de nourriture, par exemple, les oiseaux migrateurs. Les lemmings peuvent ainsi affecter indirectement la distribution et l'abondance de nombreuses autres espèces animales présentes au menu des prédateurs de l'Arctique.

Cet article du New York Times est en lien direct avec une publication scientifique dans la prestigieuse revue Nature Climate Change par une équipe internationale dont fait partie M. Lecomte. Cette étude montre que la température a une importance capitale sur la structure même de la chaine alimentaire permettant de prédire comment les changements climatiques pourraient affecter l’ensemble de la dynamique de l’écosystème dans l’avenir. La température agit directement sur les espèces présentes dans le Grand Nord et conditionne indirectement les interactions entre les prédateurs et leurs proies.

Dans le cadre de la Chaire de recherche du Canada en écologie polaire et boréale, Nicolas Lecomte cherche à détecter les changements clés qui se produisent dans les écosystèmes polaires et boréaux en menant des études à court et à long termes ainsi que des études à grande échelle spatiale dans plusieurs stations situées un peu partout dans l’Arctique.

L’article « On the Cusp of Climate Change » du New York Times est disponible.

L’article scientifique est disponible.

Source : Université de Moncton