L'Université Laurentienne inaugure le laboratoire de recherche sur la santé et la sécurité au travail

28 Avril 2015

Les représentants du monde syndical et des secteurs industriels se sont joints aujourd’hui aux chercheurs à l’Université Laurentienne pour inaugurer le nouveau laboratoire du Centre de recherche sur la santé et la sécurité au travail (CRSST).

Ce laboratoire appuiera de nombreux projets de recherche que mène l’équipe du CRSST dans le but de réduire ou d’éliminer du milieu de travail les blessures et maladies d’origine professionnelle.

« Nous sommes ravis de pouvoir poursuivre les études et projets de recherche qui auront un impact sur la vie des travailleurs et de leur famille dans nos collectivités », a déclaré Mme Tammy Eger, Ph.D., titulaire de la Chaire de recherche en santé et sécurité au travail et professeure agrégée à l’École des sciences de l’activité physique de la Laurentienne. Ce nouveau laboratoire de recherche sera indispensable à la réalisation de ces travaux ».

Pour appuyer les travaux de recherche au CRSST et la Chaire de recherche en SST, l’Université Laurentienne a mis à disposition 1 695 pieds carrés de nouvel espace laboratoire et 629 pieds carrés d’espace à bureaux et à réunion. De même, un laboratoire spécialisé en analyse du mouvement, biomécanique de pointe et ergonomie a été déménagé à côté du laboratoire du CRSST afin d’y favoriser la recherche transformatrice et en collaboration.

Le CRSST a été fondé en 2008 par l’Université Laurentienne pour offrir une structure formalisée au sein de laquelle les secteurs industriels, les associations œuvrant pour la sécurité au travail, les groupes syndicaux, les organisations gouvernementales et les chercheurs se pencheront ensemble sur les problèmes de blessures et de maladies en milieu de travail ainsi que sur les solutions.

« Depuis plus de dix ans maintenant, les chercheurs à l’Université Laurentienne développent l’expertise constituée à Sudbury, et ce laboratoire marque une étape importante pour le CRSST, a déclaré le recteur et vice-chancelier de l’Université Laurentienne, M. Dominic Giroux. Nous sommes reconnaissants à de nombreux partenaires dont l’appui nous a permis de nous doter d’une installation de premier ordre où mener ces importants travaux de recherche. »

Parmi les bailleurs de fonds et alliés du CRSST figurent le Fonds du patrimoine du Nord de l’Ontario, Vale, Teck, Domtar, le Syndicat des métallurgistes, la section locale 598 MineMill/Unifor, William Shaver, la section locale 800 de l’Association unie, Homer Seguin (in memoriam), la Direction des services d’urgence, d’aviation et de lutte contre les feux de forêt du ministère des Richesses naturelles de l’Ontario, l’Association canadienne d’ergonomie, Région de l’Ontario, Provix, Sécurité au travail dans le Nord et l’Université Laurentienne.

Les travaux de rénovation et d’ameublement du laboratoire du CRSST se sont élevés à 130 000 $ et, au cours des trois prochaines années, une autre tranche de 100 000 $ sera consacrée à la mise en place d’une nouvelle infrastructure de recherche.

Le CRSST, qui réunit des chercheurs experts en ergonomie, facteurs humains, santé au travail, santé mentale et bien-être, fatigue, physiologie du travail, études sur le travail et épidémiologie, et maladie professionnelle), a mobilisé 25 chercheurs universitaires de la Laurentienne englobant cinq facultés (Sciences, Génie et Architecture; Santé; Arts, Éducation et École de médecine du Nord de l’Ontario).

Par ailleurs, le laboratoire appuiera les travaux de recherche des étudiants de premier cycle et des cycles supérieurs, dont 25 (15 étudiants des cycles supérieurs et 25 de premier cycle) sont actuellement membres du CRSST.

La mise en place du laboratoire du CRSST à l’Université Laurentienne devra assurer à l’équipe de recherche les outils et l’infrastructure nécessaires pour résoudre les problèmes sérieux de santé et de sécurité que connaissent les industries du nord de l’Ontario et les aider à éliminer de leurs lieux de travail les blessures et maladies d’origine professionnelle.

Les chercheurs du CRSST se penchent actuellement sur le lien entre la conception de l’équipement mobile, les accidents et les blessures de l’opérateur. Les recherches antérieures ont évalué la ligne de visée, les vibrations et les postures de travail liées à l’utilisation du matériel mobile d’exploitation minière, travaux qui ont permis d’améliorer la conception d’une cabine de pilotage et d’installer des caméras améliorant la ligne de visée. Encore récemment, l’équipe a étudié le lien entre une mauvaise hygiène du sommeil, la fatigue et les blessures et les risques d’accident dans les mines souterraines. Le laboratoire au CRSST permettra à l’équipe de poursuivre ces travaux avec leurs partenaires et en lancer de nouveaux pour évaluer ce que la formation par réalité virtuelle et simulation peut apporter à l’amélioration de la sécurité de l’opérateur de l’équipement mobile

Dans son rapport de 2013, la Commission de la sécurité professionnelle et de l’assurance contre les accidents du travail (CSPAAT) de l’Ontario a recensé au total 195 393 demandes d’indemnisation pour blessures ou maladies au travail. Il y a eu également en Ontario 82 blessures traumatiques mortelles. Des blessures non mortelles, plus de 40 000 ont entraîné une perte de temps de travail à la suite de foulures et d’entorses représentant 40 pour cent de toutes les demandes avec perte de temps.

 

Source : Université Laurentienne